Amérique du Nord et Caraïbes

Environnement opérationnel

En 2021, le HCR s’attend à l’arrivée d’au moins un demi-million de demandeurs d’asile à la frontière sud des États-Unis d’Amérique, principalement en provenance de pays du nord de l’Amérique centrale. Une augmentation du nombre de demandeurs d’asile vénézuéliens est également prévue en raison de la réduction de l’espace de protection dans d’autres pays. En outre, les États-Unis d’Amérique pourraient voir une augmentation de l’arrivée de personnes stimulées par la dévastation économique et / ou l’instabilité sociopolitique accrue en Amérique latine et dans les Caraïbes à la suite de la pandémie de COVID-19. Un arriéré d’asile de plus d’un million de cas continuera d’exister.
En ce qui concerne la situation à la frontière entre les États-Unis d’Amérique et le Mexique, de nouvelles opportunités d’engagement transfrontalier significatif se développeront à mesure que le HCR élargira ses opérations et sa présence de protection au Mexique et consolidera une petite présence sur le terrain du côté américain.
Étant donné que la situation des droits de l’homme et de la situation socioéconomique ne devrait pas s’améliorer en République bolivarienne du Venezuela, de plus en plus de Vénézuéliens fuiront vers les pays du sud des Caraïbes. Ces pays devraient accueillir environ 100 000 personnes relevant de la compétence du HCR d’ici la fin de 2021, ce qui représente une augmentation de 20 % depuis 2020. En raison des politiques migratoires restrictives et de la limitation accrue de l’accès au territoire en raison de la pandémie, les réfugiés et les migrants auront de plus en plus recours à des itinéraires irréguliers, s’exposant à des risques plus importants en mer, au trafic illicite et à la traite des êtres humains. Si les restrictions aux frontières persistent en 2021, les cas de refoulement augmenteront.
Les réfugiés et les migrants seront probablement confrontés à de plus grands défis pour régulariser leur séjour dans les pays d’accueil et obtenir des documents, ainsi qu’à des difficultés pour accéder aux services de base, au logement et aux moyens de subsistance. Affectés de manière disproportionnée par la perte de revenus, résultant de l’impact économique de la pandémie, et souvent exclus du soutien social des États, les réfugiés et les migrants seront confrontés à une détérioration de leurs conditions de vie et risquent d’être davantage exposés à des risques tels que l’exploitation sexuelle et le travail, la violence sexiste et la xénophobie.
En République dominicaine, le nouveau scénario politique suivant les élections pourrait être l’occasion d’accélérer la recherche de solutions pour l’importante population apatride résidant toujours sur l’île, ainsi que pour les 114 000 réfugiés et migrants vénézuéliens, dont 100 000 restent en situation irrégulière. Alors que la situation en Haïti continue de se détériorer, le HCR prévoit une augmentation des nouvelles arrivées, des refoulements, une xénophobie accrue et des vulnérabilités importantes affectant les Haïtiens qui préoccupent le HCR.
Dans le cadre de la plate-forme de coordination interinstitutions conjointe et grâce à la coordination avec les gouvernements et les communautés touchées, le HCR renforcera son renforcement des capacités et contribuera à maintenir l’espace de protection dans la région des Caraïbes.

Réponse et mise en œuvre

CANADA
La baisse des demandes d’asile due aux restrictions frontalières liées à la COVID se poursuivra probablement tant que les mesures resteront en place. Le HCR travaillera avec le gouvernement canadien pour garantir l’accès au territoire aux demandeurs d’asile et maximiser les possibilités d’innovation dans le traitement des demandes d’asile.
Le Canada reste un chef de file en matière de réinstallation et prévoit de réinstaller 36 000 personnes en 2021, dont 13 500 seront identifiées par le HCR. Le projet pilote canadien de mobilité de la main-d’œuvre pour les réfugiés devrait prendre de l’ampleur en 2021 et 2022. Un sondage sur les opinions des Canadiens à l’égard de l’immigration montre que l’incertitude causée par la pandémie n’a pas diminué leur ouverture, ce qui contraste avec la montée de la xénophobie dans d’autres régions.
Le Canada appuiera les efforts visant à renforcer la capacité des autorités d’asile en Amérique latine et à accroître son engagement dans des initiatives multipartites telles que la plate-forme de soutien du Cadre Régional Global de Protection et de Solutions (MIRPS) et la Conférence d’annonce de contributions de 2021 en faveur des réfugiés et des migrants vénézuéliens. Le gouvernement a également annoncé son intention de lancer une campagne mondiale sur l’éducation des enfants réfugiés et déplacés.

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