Problèmes de bien-être génétique des Animaux de compagnie

Poisson rouge à tête de Lion

Poisson rouge à tête de lion

Tissu facial excessif

Contour: Les poissons rouges à tête de lion développent une croissance anormale des tissus sur leur tête à mesure qu’ils mûrissent, ce que les éleveurs appellent une « capuche ». Celle-ci peut avoir plusieurs millimètres de profondeur et peut dépasser autour des yeux, de la bouche ou des branchies. Il peut restreindre la vision (probablement avec des effets sur l’alimentation et les interactions sociales), peut compromettre les mouvements branchiaux et le tissu est prédisposé à l’infection.

Résumé des informations

(pour plus d’informations, cliquez sur les liens ci-dessous)

1. Brève description

Certaines races de poissons rouges ont été élevées pour développer un tissu excessif sur la tête – appelé « capuchon » – sur la tête. Cela peut interférer dans une certaine mesure avec la vision, la respiration et la natation. De plus, ces races n’ont généralement pas de nageoire dorsale, ce qui nuit également à leur capacité à nager (voir aussi « nageoire dorsale absente chez les têtes de lion »).

2. Intensité de l’impact sur le bien-être

La modification génétique des poissons par sélection sélective peut causer des problèmes majeurs de bien-être (Kolle& Hoffmann 1997). Dans ce cas, les effets du bien-être du tissu anormal sur la tête des poissons rouges à tête de lion dépendent de sa quantité et de sa proximité des yeux ou des branchies. Les effets sur le bien-être sont difficiles à évaluer.

3. Durée de l’impact sur le bien-être

Les poissons sont normaux à l’éclosion, mais développent le tissu anormal du capot pendant la maturation, au cours de leur première année.

4. Nombre d’animaux affectés

Tous les poissons de cette race sont affectés dans une certaine mesure, car le capot est une caractéristique de la race.

5. Diagnostic

Le tissu excessif est évident.

6. Génétique

La base génétique de cette anomalie n’a pas été étudiée.

7. Comment savoir si un animal est porteur ou susceptible d’être affecté?

Tous les poissons de cette race sont affectés dans une certaine mesure. Il n’est pas possible de prédire quels individus seront gravement touchés.

8. Méthodes et perspectives d’élimination du problème

Cette anomalie tissulaire pourrait être éliminée en ne se reproduisant pas à partir de poissons présentant ce caractère. Du point de vue du bien-être, il semble qu’il serait préférable de choisir pour une peau normale.

Pour plus de détails sur cette condition, veuillez cliquer sur ce qui suit:
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  • Effets cliniques et pathologiques
  • Intensité de l’impact sur le bien-être
  • Durée de l’impact sur le bien-être
  • Nombre d’animaux affectés
  • Diagnostic
  • Génétique
  • Comment savoir si un animal est porteur ou susceptible d’être affecté?
  • Méthodes et perspectives d’élimination du problème
  • Remerciements

1. Effets cliniques et pathologiques

Le poisson rouge (Carassius auratus auratus) est une forme domestiquée d’une carpe commune de Chine, le Carassin chinois « Gibelio » (Carassius auratus gibelio) (Komiyama et al 2009). Les poissons rouges à tête de lion ont été élevés en Chine et au Japon avant le 17ème siècle. Il s’agit d’un type appelé « à capuchon » par les éleveurs, dans lequel il y a une croissance anormale de la peau autour de la tête – le « capuchon ». Nous ne connaissons aucune information sur la nature du tissu anormal dont est constituée la hotte. Il s’agit vraisemblablement d’une anomalie de la peau ou peut-être des tissus sous la peau. Chez certains poissons (des exemples peuvent être vus sur youtube), il peut avoir plusieurs millimètres d’épaisseur et, selon sa position, il peut dépasser autour des yeux limitant le champ de vision. La vision peut être considérablement compromise dans ces cas.

De même, dans certains cas, le capot est d’une taille qui limite les mouvements des branchies (http://www.aquaticcommunity.com/goldfish/lionhead.php).

L’excès de chair qui pousse sur la tête de ces poissons est sujet à l’infection (http://www.allabout-aquariumfish.com/2011/05/difference-between-chinese-lionhead-and.html)

Cette race n’a pas non plus de nageoire dorsale, ce qui nuit à sa capacité à nager (voir aussi ‘nageoire dorsale absente chez les têtes de lion).

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2. Intensité de l’impact sur le bien-être

La modification génétique des poissons par sélection sélective peut causer des problèmes majeurs de bien-être (Kolle& Hoffmann 1997). Dans ce cas, les effets du bien-être du tissu anormal sur la tête des poissons rouges à tête de lion dépendent de sa quantité et de sa proximité des yeux ou des branchies. Les effets sur le bien-être sont difficiles à évaluer. Lorsque le tissu du capot altère la vision, l’alimentation, les interactions sociales et la navigation dans l’environnement peuvent être perturbées. Si les excroissances obstruent les branchies, cela peut compromettre la capacité respiratoire. La façon dont ces anomalies affectent la qualité de vie est difficile à juger. Si le tissu anormal est traumatisé ou infecté, cela risque de causer de la douleur.

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3. Durée de l’impact sur le bien-être

Les poissons sont normaux à l’éclosion, mais développent le tissu anormal du capot pendant la maturation, au cours de leur première année.

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4. Nombre d’animaux affectés

Tous les poissons de cette race ont un tissu anormal sur la tête dans une certaine mesure, car le capot est une caractéristique de la race.

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5. Diagnostic

L’excès de tissu est évident.

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6. Génétique

La base génétique de cette anomalie n’a pas été étudiée.

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7. Comment savoir si un animal est porteur ou susceptible d’être affecté?

Il n’est pas possible de prédire si un individu sera gravement affecté ou non.

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8. Méthodes et perspectives d’élimination du problème

Cette anomalie pourrait être éliminée en ne se reproduisant pas à partir de poissons présentant ce caractère. Du point de vue du bien-être, il semble qu’il serait préférable de choisir pour une peau normale.

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9. Remerciements

L’UFAW remercie Rosie Godfrey BVetMed MRCVS et David Godfrey BVetMed FRCVS pour leur travail dans la compilation de cette section.

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10. Références

Kolle P et Hoffmann R (1997) Qualzuchten bei Fischen. Deutsche Tierarztliche Wochenschrif 104:74-75

Komiyama T, Kobayashi H, Tateno Y, Inoko H, Gojobori T et Ikeo K (2009)Une origine évolutive et un processus de sélection des poissons rouges. Gène 430: 5-11

Les sites Web suivants donnant des conseils non référencés sur le soin des poissons rouges ont été consultés le 14 septembre 2011

http://www.allabout-aquariumfish.com/2008/04/goldfish-varieties-ranchu.html

http://www.aquaticcommunity.com/goldfish/lionhead.php

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